→ SCÈNES

LE FRIC

Par Vincent Kucholl et Vincent Veillon

LES 12 ET 13 JUIN 2018 à 20H

• KAUFLEUTEN



Kaufleuten, Klubsaal
Pelikanplatz
8001 Zürich
www.kaufleuten.ch

Pour en savoir plus: https://lefric.ch

Billets et réservations: http://www.ticketcorner.ch


 photo LeFric 1 credit Damian MallothPhoto Damian Malloth

Le teaser : ici

Nous offrons deux billets à nos abonnés libres pour le 13 juin! Un petit mot à :

 

 

 


Les deux protagonistes de «26 minutes», Vincent Kucholl et Vincent Veillon, remontent sur scène les 12 et 13 juin au Kaufleuten de Zurich avec «Le Fric», un nouveau spectacle qui se rit de l'argent et de l'économie.

« L'argent est toujours un problème. Qu'on en ait assez, trop, trop peu ou pas du tout. Même si on le trouve vulgaire, il oriente les désirs, les besoins, les relations, la position de chacun dans la société. Sa possession ou non classe les hommes et les femmes et définit leur marge de manœuvre, la liberté à laquelle ils peuvent aspirer, le pouvoir dont ils disposent.»

Le Fric est une succession de sketchs et de vidéos mettant en scène plusieurs personnages issus de l’univers de «120 secondes» et de «26 minutes» – Gilles Surchat, Reto Zenhäusern, Julien Bovey, Klaxon et Müller, Shirley Bochuz, entre autres – et questionnant, avec cynisme, leur rapport à l’argent et l'importance qu’ils lui donnent. Il paraît que le spectacle est tout en contrastes. Qu'on rit, on sourit et on est parfois quelque peu ému, aussi...

Mise en scène: Antonio Troilo
Collaboration artistique: Antoine Jaccoud

DANS LES MÉDIAS:
A la radio: ici
Dans Le Temps: ici
Et en allemand sur SRF: ici

Note d'intention d'Antoine Jaccoud:
«... S’étant penchés récemment sur la Suisse «en général» – dans ses travers, ses obsessions et ses légendes fondatrices- pour déployer dans un spectacle mémorable un sens de l’observation sans précédent dans l’humour suisse romand, Vincent Veillon et Vincent Kucholl étaient assurément légitimés à parler à voix haute de ce qu’on aime ici taire, ou évoquer dans un murmure embarrassé : notre fric, c’est-à-dire nos façons de le gagner, de le perdre, de le planquer, voire de le distribuer. Le sujet est toutefois délicat. Le traiter trop directement peut conduire au pamphlet anticapitaliste le plus prévisible, ou alors au cynisme le plus accablant- d’autant que l’on sait aujourd’hui que l’humour paye. Le mérite premier des deux compères est d’ancrer le propos, de partir de l’expérience quotidienne, triviale, concrète, incarnée, du pognon, et de son inégale (c’est le moins que l’on puisse dire) distribution. Un paysan de montagne, un petit patron de PME, une « success story businesswoman » telle que les media aiment à nous les donner en exemple, tout ici part du trop humain pour dire l’argent et prendre la mesure du phénomène (ou du fléau) et son omniprésence. Kucholl et Veillon retrouvent ici, dans cette manière de jouer les Fregoli avec leurs personnages, leur terrain de prédilection, qu’il se déploie sur le plateau, ou sur l’écran, puisque c’est dans l’alternance que le show trouve son rythme et sa substance. Kucholl a lu et compris Bourdieu à l’université. Veillon sait le parler et le corps des gens du bled où il a grandi. Tous deux savent d’où ils viennent et savent aussi l’inquiétude de trop savoir où l’on pourrait aller. Les portraits sont dès lors justes et fondés, autorisant de multiples points de vue, plutôt qu’un seul, et c’est du coup l’audience la plus hétérogène qui se retrouve face au fric, et à elle-même, dans son ambivalence, sa grandeur généreuse, ou sa petitesse. On peut rire. Et on rit. On peut rester perplexe aussi, en dernière instance, une fois les hoquets apaisés, car c’est la vieille question du « que faire ? » - devant le fric bien sûr, mais surtout de la transformation de l’ensemble des activités humaines en un vulgaire tas de marchandises- que le spectacle pose sans en avoir l’air. D’autant qu’il se permet le luxe – dans son affranchissement souverain des limites du stand-up- de nous emmener tout près des larmes. Car si le fric console, comme la cigarette, il tue aussi, comme elle. Un spectacle d’humour qui fait pleurer ne peut pas être tout à fait mauvais….  »