→ CINÉMA

PLACE PUBLIQUE

Privés de privé, englués dans le tout public

A PARTIR DU 13 SEPTEMBRE, AVANT-PREMIÈRE LE 2 SEPTEMBRE 2018

• EN SALLES



Le film sera présenté en avant-première zurichoise le 2 septembre, le jour de l'Alliance cinéma

Un film d’Agnès Jaoui, France, 2018, 98'

Avec:
Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Léa Drucker, Kevin Azaïs, Nina Meurisse


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L'HISTOIRE
«Nathalie, imprésario ayant sous contrat nombre de stars, invite la crème de la crème du monde
audiovisuel à une grande fête bucolique pour pendre la crémaillère de sa magnifique demeure située à quelques encablures de Paris. Parmi ses invités se trouvent sa sœur Hélène
et son ancien mari, Castro,
accompagné de sa belle nouvelle amie. Tandis qu’Hélène se délecte des agapes et se croit subitement désirée par un ancien ami commun, Castro se fâche avec tout le monde. Il est vrai que son étoile de présentateur chevronné commence à pâlir. Emportés par le tourbillon de la fête les participants ne s’attendent pas à la tournure imprévisible que prendront les choses». (Frenetic)

CE QU'ON EN PENSE:
Ce n'est pas «Le sens de la fête», mais cela y ressemble un peu quand même. En plus amer, moins tendre, plus nostalgique.
Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri nous convient à une fête dans un petit château à 35 minutes de Paris... à vol d'oiseau. Il y a unité de lieu, unité de temps, et une galerie de portraits très marqués entre parisiens branchés et habitants du village. On retrouve certains thèmes d'actualité, le cynisme d'une certaine droite face à l'angélisme assez niais d'une certaine gauche qui conduit au désengagement politique et au «ni... ni», le ridicule du système de la popularité qui se mesure au buzz, au nombre de like et à la mise à nu plus ou moins sordide et souvent en direct, l'intime et le privé déboulant sur la place publique sans même qu'on le sache. Sans oulier les conséquences possibles de l'autofiction! Ce qui est peut-être plus intéressant, c'est le  regard sur le vieillissement: aigreur, jalousie maladive, bienveillance proche de l'idiotie, course à l'apparence etc.
 
Il reste un peu - mais pas beaucoup - de la fantaisie et de la drôlerie qu'on apprécie normalement tant chez Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Si une certaine méchanceté dans la critique demeure, les portraits sont brossés à si gros traits qu'il faut quand même un peu se forcer pour y croire. On les suit donc toujours, mais avec un peu moins d'entrain. (scz_ 19/08/2018)