→ ART/MUSÉES

KONKRETE GEGENWART

Jetzt ist immer auch ein bisschen gestern und morgen

DU 7 FÉVRIER AU 5 MAI 2019

• HAUS KONSTRUKTIV



Selnaustrasse 25
CH-8001 Zürich
T +41 44 217 70 80
www.hauskonstruktiv.ch

Vernissage:
mercredi 6 février à 18h


→ LIRE BIENTÔT NOTRE ARTICLE DANS LES COUPS DE COEUR

Superflex v282687965SUPERFLEX, Copy Right (White version), 2006. Courtesy der Künstler und Nils Staerk, Kopenhagen. © 2019, ProLitteris, Zürich

Otto Berchem Is This Democracy 2013 v285879012
Otto Berchem, Is This Democracy, 2013. Courtesy der KünstlerundInstituto de Visión

Timo Nasseri Presse v282687965 v282757068

Timo Nasseri, Florenz-Bagdad, 2016. Courtesy der Künstler und Sfeir-Semler Gallery Beirut/Hamburg. © 2019, ProLitteris, Zürich

 


Superbe exposition à la Haus Konstruktiv!

L'exposition présente sur tous les étages les œuvres de 34 artistes suisses et étrangers. Elle est conçue comme un parcours permettant de se faire une idée de l'art KKK actuel.

KKK pour désigner l'art constructif, l'art concret et l'art conceptuel qui puisent dans l'histoire de l'art mais se nourrissent surtout du présent.

Voici juste quelques exemples pour vous donner envie d'aller plus loin...

Cela commence fort puisque dès le rez-de-chaussée, dans la première salle, une installation du groupe SUPERFLEX expose 80 chaises blanches qui ressemblent à des chaises Arne Jacobsen sans en être. Il s'agit de copies que les artistes ont rapproché du modèle original en rabotant les coins. Le titre est programme et aussi clin d'oeil intelligent: «Copy Right». On pense aux droits d'auteurs souvent bafoués et à tout le débat sur la propriété intellectuelle, mais on sourit aussi à l'injonction du collectif de copier comme il faut, au lien entre design et art, production de masse et unicité.

Dans «Florenz-Bagdad», Timo Nasseri recontruit un espace assez magique. Qu'est-ce qui fait la différence entre l'art de l'Orient et celui de l'Occident? N'y a-t-il pas dans le premier une volonté d'introspection? Le désir de se retrouver dans son jardin avec ses secrets et ses recoins? Et quel est pour le second le rapport à la perspective?
Cet espace est recouvert de 4 types de miroirs en triangles qui reflète les images en les déformant, et crée un jeu de lumières raffiné et fascinant.

Otto Berchem explore les codes sociaux et visuels et, dans le décalage qu'il crée, naît la poésie. Les manifestants n'ont pas de slogans, ils brandissent des couleurs. Et celles-ci deviennent alors terriblement politiques...

On pourrait également évoquer la merveilleuse installation de collants couleur chair qui révèle l'intimité de corps imaginaires avec leurs dédales, leurs labyrinthes, leurs orifices. Matériau qui en lui-même ressemble à une peau et dont l'artiste se sert pour un tableau en plusieurs parties comme autant de fenêtres. On a le nom de l'artiste sur le bout de la langue... cela va nous revenir!  ... Et voilà! Il s'agit de Martin Soto Climent.

Mais aussi beaucoup d'autres...

Bientôt notre article!
 (scz 07/02/2019)