→ SCÈNES

DIE BUDDENBROOK

La fin d'un monde et d'une famille

JUSQU'AU 26 MARS 2018

• SCHAUSPIELHAUS ZH



Pfauen
Rämistrasse 34
CH-8001 Zürich
www.schauspielhaus.ch

Mise en scène: Bastian Kraft
Décor: Peter Baur
Costumes: Sabin Fleck
Musique: Arthur Fussy
Vidéo:  Jonas Link

En décembre: le 11, le 21, le 29
En janvier: le 8, le 11, le 20
En février: le 5, le 10
En mars: le 3, le 24, le 26


Buddenbrooks 0956Photost: Toni Suter / T+T Fotografie

Avec
Claudius Körber, Jean-Pierre Cornu, Susanne-Marie Wrage, Edmund Telgenkämper, Henrike Johanna Jörissen, Daniel Strässer, Lena Schwarz, Matthias Neukirch, Benito Bause, Milian Zerzawy, Aurel Kuthy / Simon Benedikt



 

 


D'après le roman de Thomas Mann, paru alors qu'il avait 25 ans et qui lui vaudra 3 ans plus tard le Prix Nobel de littérature. Une  monumentale saga familiale!

Adaptation et mise en scène: Bastian Kraft                   
                                        
Thomas Mann relate l'histoire de la famille Buddenbrook et décrit le déclin d'un monde bourgeois. Dans cette famille de commerçants opulents, on se marie pour faire un beau parti, on ne fait aucune affaire le jour qui empêche de ne pas bien dormir la nuit, on tient une chronique familiale régulière.
Mais, en changeant de génération, la famille entame un lent déclin. Thomas, Tony et Christian perdent peu à peu leur fortune et le fils de Thomas, Hanno, seul descendant masculin, meurt. La chaîne s'interrompt, une césure sociale et politique annonce la remise en cause de certains privilèges. Les domestiques se rebellent. Les héritiers montrent leurs faiblesses,  le peu d'intérêt pour les affaires de l'un, son manque d'assurance, la rigidité des principes.

Bastian Kraft dont nous avions beaucoup aimé la mise en scène de «Homo Faber», réitère l'exploit d'adapter avec justesse et vivacité  un monument de la littérature de plusieurs centaines de pages. Une immense table blanche barre la scène: la famille s'impose, assise sur sa réputation et sa fortune. Et c'est à la tronçonneuse que ce monde qui semblait immuable est disloqué, déconstruit, réduit à néant. Le chroniqueur n'est autre que l'ombre adulte du jeune Hanno. Et c'est le second élément fort de la mise en scène. Très réussie! 
(SCZ 28/11/2017)