→ SCÈNES

CAMUS - DIRE NOCES

VENDREDI 27 OCTOBRE 2017 À 17H30
THEATER NEUMARKT



Si vous êtes intéressés, dites-le nous!


Réservations:
THEATER NEUMARKT
Neumarkt 5
8001 Zürich

www.theaterneumarkt.ch
+41 (0)44 267 64 64

CHF 25,- // 20,-


→ EN SAVOIR PLUS BIENTÔT DANS NOTRE AGENDA!

En partenariat avec la librairie Milleetdeux feuilles, librairie spécialisée sur la Méditerranée...
Dans le cadre de «Zürich liest».

Sur la RTS, un entretien avec Michel Voïta sur ce spectacle.

Michel Voïta Photo Jéremy Voita Camus 280

Photo: Jérémy Voïta

Au cas où vous souhaitiez venir avec des élèves, nous pouvons vous envoyer quelques-uns des textes auparavant. 


Nous invitons Michel Voïta dans le cadre de «Zürich liest» pour son spectacle sur Camus, qui n'a pas encore été présenté à Zurich, mais a émerveillé de nombreuses salles en Suisse romande: «Dire noces».

Le comédien Michel Voïta nous fait découvrir le détail de chaque phrase de morceaux choisis d’Albert Camus, il reprend le souffle de l’auteur, sa ponctuation, ses images.

Il y a d’abord «Noces» et son exaltation sensuelle de l'Algérie. Mais aussi «L’Été» et l'évocation de la ville d’Oran et de ses respirations...
Albert Camus nous ouvre certaines portes de la Méditerranée et de ses légendes. Son lyrisme évoque la fusion de l'homme avec la nature, mais aussi sa finitude.

C'est donc une petite odyssée que nous ferons avec Michel Voïta et Camus au Theater Neumarkt fin octobre. Il sera question de la mer, de la lumière, des parfums, des montagnes. Nous aurons chaud, nos yeux cligneront tant la lumière sera parfois forte. Oui, il est bien possible que nous ayons des flammes dans les yeux! Et une profusion d'images... 

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«La douceur d'Alger est plutôt italienne. L'éclat cruel d'Oran a quelque chose d'espagnol. Perchée sur un rocher au-dessus des gorges du Rummel, Constantine fait penser à Tolède...
Non, décidément, n'allez pas là-bas si vous vous sentez le cœur tiède, et si votre âme est une bête pauvre! Mais, pour ceux qui connaissent les déchirements du oui et du non, de midi et des minuits, de la révolte et de l'amour, pour ceux enfin qui aiment les bûchers devant la mer, il y a, là-bas, une flamme qui les attend». (1947)

«Ce monde est empoisonné de malheurs et semble s'y complaire. Il est tout entier livré à ce mal que Nietzche appelait l'esprit de lourdeur. N'y prêtons pas la main, il est vain de pleurer sur l'esprit, il suffit de travailler pour lui.» Un peu plus loin, il évoque la force de caractère. «Mais de celle qui résiste à tous les vents de la mer par la vertu de la blancheur et de la sève. C'est elle qui, dans l'hiver du monde, préparera le fruit.»

«Au bout de quelques pas, les absinthes nous prennent à la gorge. Leur laine grise couvre les ruines à perte de vue. Leur essence fermente sous la chaleur, et de la terre au soleil monte sur toute l’étendue du monde un alcool généreux qui fait vaciller le ciel. Nous marchons à la rencontre de l’amour et du désir. Nous ne cherchons pas de leçons, ni l’amère philosophie qu’on demande à la grandeur. Hors du soleil, des baisers et des parfums sauvages, tout nous paraît futile. Pour moi, je ne cherche pas à y être seul. J’y suis souvent allé avec ceux que j’aimais et je lisais sur leurs traits le clair sourire qu’y prenait le visage de l’amour. Ici, je laisse à d’autres l’ordre et la mesure. C’est le grand libertinage de la nature et de la mer qui m’accapare tout entier.»

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