• LE CABARET VOLTAIRE


Spiegelgasse 1
CH-8001 Zürich
+ 41 (0)43 268 57 20


Arrêt: Rathaus, Tram 15/4

www.cabaretvoltaire.ch


cabaret voltaire dankeschein

A-t-on le droit de tout faire en art aujourd'hui? Comment bouscule-t-on l'ordre établi? Par détournement?

 


Au numéro 1 de la Spiegelgasse, le Cabaret Voltaire est un peu caché au cœur de la vieille ville de Zurich.
 
Il a eu au moins deux vies de 1916 à aujourd’hui, peut-être même trois.
Le premier Cabaret Voltaire a été inauguré le 5 février 1916 par les Dadaïstes zurichois Hugo Ball, Hans Arp, Tristan Tzara, Marcel Janco et Emmy Hennings etc. et n’a vécu que quelques mois. Sa légende en revanche a perduré et aussi le dadaïsme qu'il avait vu naître et qui a continué à remettre en cause l'art, sa communication etc... pendant plusieurs années ailleurs, à Paris, New-York entre autres.

Le 30 septembre 2004, le Cabaret, rénové et vidé de ses squatters, rouvre ses portes pour proposer expositions et manifestations interdisciplinaires qui visent toutes à s'interroger sur notre époque. Le 28 septembre 2008, le peuple de Zurich a été invité à voter sur son avenir et a opté pour sa survie à 65%.

Aujourd’hui, c'est l'un des endroits les plus agréables du quartier pour prendre un verre et feuilleter les journaux. Y sont parfois présentés films, performances ou discussions. Le buste de Voltaire trône dans un coin au milieu des photos et des affiches d'Hugo Ball, de Karl Schwitters etc. Dans la crypte, un film d’une demi-heure environ relate l’histoire du lieu.

En 2016, le Cabaret a fêté les 100 ans du dadaïsme.

Mais quel rôle joue-t-il aujourd'hui dans le discours artistique, la subversion, la provocation chère aux dadaïstes?

Ce qu'ils en disent:
Claude Lévêque lors de son exposition Weisswald en septembre 2012: «le Cabaret Voltaire est évidemment un lieu historique important. Dada a été un mouvement prépondérant, dont nous sommes plus ou moins tous héritiers. Ici, nous sommes au cœur de Dada. On aurait bien besoin, aujourd’hui, d’un mouvement comme Dada, radical. Philosophiquement, je me sens proche des positions qui créent des ruptures. Aujourd’hui, il s’agit d’interroger l’art officiel, le marché de l’art, le consumérisme. Mais il est très difficile de montrer des alternatives et de bousculer l’ordre établi....
Il est très important que ce lieu reste vivant, actif, qu’il ne devienne pas un mausolée.»