• LA FONDATION JAMES JOYCE


Augustinergasse 9, 8001
Tél.: (+41) 44 211 83 01


Arrêt: Rennweg, Tram 7/11/13/6

www.joycefoundation.ch


 


Heureux qui comme Ulysse … un explorateur au pays de Joyce !

Si les prix et les récompenses servent à quelque chose, c’est souvent à faire découvrir des personnalités que l’on devrait connaître depuis longtemps. eN 2014, les Zürcher Festspiele ont choisi d’honorer Fritz Senn pour son travail continu et précieux à la tête de la fondation James Joyce. Une photo de la NZZ le montre assis, près de la tombe de l’écrivain au cimetière de Fluntern. Pourtant, ce que Fritz Senn s’efforce de faire depuis plusieurs décennies, c’est justement de garder vivants les textes de l’auteur irlandais souvent réputés difficiles voire hermétiques.

Dans la fondation qu’il dirige, dont les locaux sont situés au-dessus du Musée Strauhof (voir également sous rubrique «Lieux»), il anime inlassablement et tout à fait «joyceusement» avec son équipe des ateliers de lecture, reçoit étudiants et chercheurs, rédige des essais. Il joue son rôle de passeur sans perdre une once de son goût du jeu pour la quête de l’explication souvent impossible, il cultive son intoxication personnelle tout en la partageant avec quiconque s’aventure dans ces locaux.

«Do you hear what I am seeing ?» Lors de la remise du prix le 24 juin 2014 au théâtre Rigiblick, on a bien senti que ces lectures devaient se faire non seulement avec les yeux mais surtout avec les oreilles, comme on écoute une mélodie dont on ne comprend pas forcément toutes les paroles mais qui nous fascine et nous hante: La soirée a rappelé que «Finnegans Wake» recèle entre autres des extraits de chansons populaires irlandaises souvent détournées et enrichies de créations étonnantes.
L’esprit de Joyce doit être communicatif, car lorsque l’auteure slaviste Ilma Rakusa a achevé son brillant laudatio par un acronyme, Fritz Senn a remercié en précisant qu’il avait été parfois célébré, mais que c’était la première fois qu’il était «acronymisé» en attendant peut-être la prochaine occasion d’être «apothéisé». Deux nouveaux mots sont donc entrés dans notre vocabulaire, de quoi nous encourager à agir librement avec les langues et à créer - à notre tour - les mots «kinoumankés»!

Plusieurs fois par semaine, lui et ses collègues animent des ateliers de lecture, ouverts à tous, dans les locaux de la Fondation James Joyce. A savoir les lundis, mardis et jeudis. Pour les horaires, voir sur leur site.

(SCZ- Juin 2014)